Débuté le 23 juin 2021, le Forum de l’Entrepreneuriat Féminin et de l’Autonomisation des Femmes dénommé Women Entrepreneurship and Empowerment, organisé par le Centre de Prospective Stratégique de l’ICESCO), avec l’appui de la Fondation KONRAD ADENAUER, à Rabat (au Maroc), sur le thème : « L’Entrepreneuriat Féminin et l’Autonomisation des Femmes », s’est achevé le 25 juin 2021.

Après une première intervention le deuxième jour de ce forum de Haut Niveau, sur le thème : « le rôle de l’Entrepreneuriat féminin dans la Construction d’un Avenir Durable », la PCA de la PLAMFE, Désirée BOGNINI EPSE DJOMAND est intervenue à nouveau la troisième journée de ce Forum sur l’entrepreneuriat et l’Autonomisation de la Femme, cette fois sur le thème : « l’Entrepreneuriat Féminin un levier clé pour le développement durable », précisément sur le sous-thème « Pourquoi existe-t-il un appel à la parité des Femmes Entrepreneures dans les Chambres de Commerce in extenso dans les partis politiques », organisée par l’Association Professionnelle pour l’Entrepreneuriat au Maroc (APPEF) présidée par Rachida BOUZIT.

Au cours de cette rencontre, la PCA de la PLAMFE a partagé son expérience de femme inspirante avant d’inviter les femmes à occuper les instances de prise de décision. « Les femmes doivent lutter pour leur autonomie mais elles doivent prendre aussi leur place dans les instances de prise de décision », dira-t-elle. Selon Mme DJOMAND, le quota de femmes est prévu dans les textes mais les partis politiques ne s’exécutent pas et la parité est loin d’être une réalité dans les organisations professionnelles parce que les femmes n’ont pas beaucoup d’informations sur les mécanismes électifs.

« Il est temps que les femmes s’approprient cet environnement électif en s’impliquant davantage. Il serait illusoire d’aller à l’égalité sans passer par la parité. L’éducation des femmes et les pesanteurs socio culturelles éloignent encore beaucoup de femmes des questions électives », a-t-elle soutenu. Avant d’ajouter « si nous voulons changer les choses, il nous faut encourager les femmes à entrer en politique. C’est vrai qu’il faut des femmes dans les affaires mais il faut aussi des femmes qui font la politique pour aider à la transformation des conditions de la femme ».

C’est à juste titre qu’elle s’est félicitée de la nouvelle plateforme de collaboration entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. « Il nous faut de nouvelles plateformes de collaboration. Il faut aller au-delà de son espace, apprendre à se connaître. C’est maintenant le Maghreb va vers l’Afrique subsaharienne et vice-versa, c’est déjà une bonne chose », dira-t-elle.

Parlant de l’Entrepreneuriat féminin, Désirée DJOMAND a indiqué qu’il n’y a pas de données notables sur l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire.  « Avec le Haut Conseil des Femmes Chefs d’Entreprise nous allons mettre en place un data. En Afrique de l’Ouest nous ne découvrons pas l’entrepreneuriat mais il a été trop longtemps maintenu dans une économie de survie. Et souvent quand le mari perd un emploi c’est ce commerce de proximité de la femme qui nourrit la famille », a-t-elle dit 

 La Présidente Mondiale de la PLAMFE a saisi l’occasion pour inviter les femmes à plus de solidarité. « Les femmes devraient aller davantage à plus de solidarité pour se démarquer des préjugés, à tort ou à raison, qui leurs collent à la peau », a-t-elle soutenu.

Eugène YAO